Auteur/autrice : Daniel Bo

  • Notre interview sur l’IA dans le Top4 des articles MR Research

    Notre interview sur l’IA dans le Top4 des articles MR Research

    Ravi de figurer dans le top 4 des articles https://www.mrnews.fr/best-of-2024/ les plus lus grâce à l’interview réalisée par Thierry Semblat pour Market Research News sur le thème : « Comment l’IA transforme les études qualitatives ? »

     

     

     

     

    👉 https://www.mrnews.fr/2024/02/20/livre-blanc-ia-et-etudes-qualitatives-interview-de-daniel-bo-qualiquanti/

    C’était il y a près d’un an. Depuis, l’IA n’a cessé de bouleverser nos pratiques chez QualiQuanti : l’IA libère, augmente la puissance de travail, modifie certaines pratiques en quali.

    🔍 Voici quelques-unes de nos innovations avec l’IA :
    🌐 Développement de techniques d’interrogation adaptées à l’IA, nécessitant des réponses structurées et une masse critique de données.
    🧠 Création d’agents IA dédiés pour extraire, analyser et traiter les données qualitatives.
    ✍️ Mise en place de documents collaboratifs avec analyses en temps réel pour un suivi en direct des études.
    📊 Renforcement des contributions en auto-administré (forums, auto-ethno, réactions à des stimuli) pour enrichir les données IA.

    💡 L’IA donne des ailes au big quali et :

    – permet de recueillir et d’analyser beaucoup plus de données qualitatives pour le même budget-temps (Big Quali : quali à grande échelle, quali longitudinal, veille approfondie)

    – met la qualité du recrutement et du terrain au coeur de l’étude
    . la qualité des traitements par l’IA est liée ce qu’on lui donne à lire
    . de l’utilité d’avoir son propre panel pour les recrutements

    – répond aux questions simples de façon systématique et renforce la dimension objective du quali

    – assiste dans la mise en forme des résultats dont l’agencement des images

    – facilite l’analyse documentaire en rendant possible la lecture rapide de multiples documents dans différentes langues

    – permet de travailler à partir d’une multitude de sources dispersées

    – laisse du temps pour plus de créativité, de profondeur, d’improvisation, d’observation, d’exploration d’une multiplicité d’angles

    – invite à faire des livrables avec deux niveaux de lecture :
    . des synthèses à haute valeur ajoutée créative, culturelle et humaine
    . des documents de travail exhaustifs, objectifs et systématiques avec la totalité du terrain classé et analysé avec l’aide de l’IA

    Ce qui pouvait apparaître un peu laborieux dans les études qualitatives est pris en charge par l’IA. L’IA permet de faire des études très puissantes avec des budget-temps limités et des équipes réduites. L’IA nécessite un bon niveau de séniorité pour juger ce qui est pertinent et efficace et faire son miel à partir des suggestions. L’IA nous met en position de chef d’orchestre avec les consommateurs et les agents IA à animer. N’hésitez pas à demander le livre blanc que nous actualisons mois après mois.

    Merci Noota, Anthropic, ChatGPT, Mistral AI, Microsoft Copilot, Notebook LLM, etc

    #IA #EtudesQualitatives #Innovation #BigQuali#Recherche

    Pour recevoir le livre blanc :

    https://asptest.sphinxonline.net/surveyserver/s/test6/IA_etudesquali/inscription.htm

  • BIG QUAL, ouvrage sur l’analyse en largeur et en profondeur

    Ce manuel avancé introduit une nouvelle approche de l’analyse qualitative à grande échelle : la méthode pionnière de l’analyse en largeur et en profondeur. Il met en évidence les forces et l’application du « Big Qual » en tant que méthodologie distincte de recherche. L’ouvrage s’adresse aux étudiants et chercheurs de diverses disciplines et horizons méthodologiques.

    L’idée centrale est que les données qualitatives disponibles dans les archives ou via le partage de données offrent de nouvelles possibilités pour la recherche en sciences sociales. En croisant plusieurs corpus qualitatifs, les chercheurs peuvent élargir la diversité des contextes et des populations étudiées, ce qui renforce la portée théorique des analyses.

    La méthode dite breadth-and-depth articule deux logiques :

    • une exploration large des corpus grâce aux métadonnées et aux outils informatiques ;
    • une analyse fine et interprétative de sous-échantillons pertinents.

    Les auteurs comparent cette démarche au travail archéologique : repérage global, sondages, puis excavation approfondie. L’objectif n’est pas de proposer une méthode rigide, mais un cadre de réflexion pour mieux exploiter les grands corpus qualitatifs, encourager les collaborations entre approches quantitatives et qualitatives, et développer de nouvelles manières d’analyser les données qualitatives à grande échelle.

    https://www.research.ed.ac.uk/en/publications/big-qual-a-guide-to-breadth-and-depth-analysis/

    L’augmentation des ensembles de données qualitatives à grande échelle offre des opportunités inédites. En combinant plusieurs ensembles de données qualitatives, il devient possible d’accroître la généralisabilité théorique et de renforcer la compréhension des processus sociaux.

    Dans un contexte où les sciences humaines et sociales exploitent de plus en plus les possibilités du Big Data, cet ouvrage devient une ressource incontournable, favorisant le développement des compétences et proposant de nouvelles perspectives sur l’analyse qualitative et son exploitation.

    Table des matières (9 chapitres)

    1️⃣ Introduction au « Big Qual » et à la méthode d’analyse en largeur et en profondeur
    2️⃣ Valeur et place de l’analyse qualitative à grande échelle
    3️⃣ Présentation de la méthode en largeur et en profondeur
    4️⃣ Panorama des ensembles de données qualitatives
    5️⃣ Sourcing et recherche des ensembles de données adaptés
    6️⃣ « Aerial Surveying » : Construction d’un corpus et exploration des données
    7️⃣ Navigation entre largeur et profondeur en analyse qualitative
    8️⃣ Réflexion sur les implications éthiques et méthodologiques
    9️⃣ Le futur de l’analyse qualitative et du « Big Qual »

    Extraits des critiques

    📢 Malcolm Williams (Université de Cardiff, Royaume-Uni) :
    « Ce volume sera une référence en analyse qualitative. Il démontre que les Big Data peuvent être aussi qualitatives que quantitatives. Il propose une approche unique basée sur l’archéologie de la profondeur et de la largeur, dépassant la dichotomie traditionnelle entre quantitatif et qualitatif. »

    📢 Jessica Nina Lester (Université d’Indiana, USA) :
    « L’un des apports majeurs de ce livre est d’explorer la généralisation théorique des grands ensembles de données qualitatives, en expliquant non seulement leur importance, mais aussi comment les utiliser. »

    📢 Kathy A. Mills (Université Catholique Australienne, Australie) :
    « Une ressource essentielle pour apprendre à gérer les grandes bases de données qualitatives. Ce manuel guide le lecteur à travers la nouvelle méthode de l’analyse en largeur et en profondeur, illustrée par des études de cas et des outils d’exploration de données. »


    À propos des auteurs

    • Susie Weller (Université d’Oxford, UK) : Spécialiste des méthodes qualitatives, analyse longitudinale et recherche appliquée.
    • Emma Davidson (Université d’Édimbourg, UK) : Experte en méthodes qualitatives et éthique de la recherche.
    • Rosalind Edwards (Université de Southampton, UK) : Chercheuse en méthodologies qualitatives et longitudinales.
    • Lynn Jamieson (Université d’Édimbourg, UK) : Sociologue spécialisée dans les relations familiales et sociales.

    📌 Résumé Ce livre fournit une approche innovante pour traiter et analyser les données qualitatives à grande échelle grâce à la méthode en largeur et en profondeur. Il montre comment l’exploitation des Big Qual Data peut aller au-delà des méthodes traditionnelles et enrichir notre compréhension des dynamiques sociales.

  • 🚀 Accélérer les études qualitatives à grande échelle avec l’IA 🤖

    L’IA ouvre une nouvelle ère pour les études avec des masses de données qualitatives analysées au fil de l’eau.
    Un forum de 30 personnes pendant 3 semaines représente une centaine de questions, la réaction à des dizaines de stimuli et plus de 200 heures de contribution.

    🎯 Avec l’IA, une valeur ajoutée réside dans la préparation et dans la qualité du terrain :
    Sélection pointue des participants
    Qualité des questions et des stimuli injectés
    Richesse d’expression et masse critique de réponses
    Animation qui facilite le décryptage de l’IA grâce à la numérotation et au codage des questions, items, et stimuli

    L’analyse en continu devient possible avec les bonnes instructions et une vigilance constante. Cela permet d’échanger avec le commanditaire au fur et à mesure.

    L’IA libère du temps pour aborder l’étude sous une diversité d’angles de recherche et intégrer des dispositifs créatifs : missions consommateurs, reportages photos/vidéos, réactions à des hypothèses et stimuli variés…

    L’IA permet de réaliser des études qualitatives à grande échelle (Big Quali) ambitieuses avec des équipes légères. La masse critique des réponses et leur traitement systématique accentuent l’objectivité et la légitimité des résultats.

    📩 Pour en savoir plus, demandez à recevoir notre livre blanc sur l’IA et le quali, et le support de l’intervention de QualiQuanti avec Digital Value lors du Printemps des études, qui a eu lieu le 27 septembre 2024.

  • Les recherches en ligne pour comprendre la société

    Dans son livre La France selon les recherches Google, David Dubois explore comment les requêtes en ligne peuvent révéler des insights profonds sur les comportements et les aspirations des consommateurs français. Cet ouvrage souligne que les recherches sur Internet ne sont pas simplement des données brutes, mais un véritable pouls de la société, offrant une mine d’informations cruciales pour les professionnels du marketing.

    Les recherches en ligne : un baromètre du marché de l’attention

    Visualisées dans le temps et dans l’espace, les variations d’intensité de requêtes en ligne représentent ainsi une bonne mesure de ce que le sociologue Gérald Bronner appelle « le marché de l’attention »14, dans lequel les mots-clés seraient les valeurs qui montent ou qui descendent, un peu comme le mouvement des actions à la Bourse, selon l’intérêt du moment. David Dubois

    Dubois décrit les recherches en ligne comme un reflet de l’attention collective, où chaque mot-clé représente une action fluctuante sur un marché virtuel. En 2020, les Français ont généré plus de 98 milliards de données via leurs recherches Google (quatre requêtes par jour et par habitant), offrant ainsi une vaste base de données pour les entreprises cherchant à comprendre les tendances émergentes et les changements de comportement.

    En tant que professionnels du marketing, il est crucial de reconnaître que ces données ne sont pas seulement des chiffres, mais des indicateurs de ce qui capte l’attention des consommateurs à un moment donné. En analysant les mots-clés populaires, les marketeurs peuvent identifier des opportunités pour ajuster leurs stratégies, développer des campagnes publicitaires plus ciblées, et répondre de manière proactive aux besoins du marché.

    (suite…)

  • Search intelligence Vs Google Trends

    La search intelligence est une source de données majeure et sous-utilisée.

    La solution DVI (Digital Value Insights est beaucoup plus puissante que Google Trends pour analyser les intentions des consommateurs et à comprendre les dynamiques du marché. Voici les principales différences :

    Source de Données Multicanal : Contrairement à Google Trends qui se limite aux recherches effectuées sur Google, DVI intègre des données provenant de plusieurs moteurs de recherche comme Baidu, Yahoo, Bing, et autres. Cela permet une vision plus globale des intentions des consommateurs, surtout dans des marchés où Google n'est pas dominant, comme en Corée du Sud ou en Chine.

    Granularité des Données : DVI offre une granularité beaucoup plus fine des données. Là où Google Trends donne un index relatif sans les volumes absolus de recherches, DVI fournit des volumes exacts de recherches par mot-clé, permettant une analyse beaucoup plus précise des tendances et des comportements des consommateurs.

    Analyse des Intentions : DVI permet non seulement de voir quels mots-clés sont recherchés, mais aussi d'analyser ces mots-clés en fonction de l'intention derrière la recherche. Cette approche est plus proche de la transaction et permet une meilleure compréhension des motivations des consommateurs, comparé à Google Trends qui ne fournit qu'une vue superficielle des données.

    Capacité de Classification et de Filtrage : DVI permet de classer et de filtrer les données selon des critères très spécifiques, adaptés aux besoins des entreprises. Par exemple, elle peut classifier les recherches selon les marques, les produits et les intentions.

    Comparaison et Historique Étendu : Avec DVI, les utilisateurs ont accès à 48 mois d'historique de données, ce qui permet des comparaisons temporelles robustes et l'identification de tendances à long terme. Google Trends offre une vue limitée à travers des périodes spécifiques sans permettre une analyse historique aussi profonde.

    Insights Actionnables : DVI est non seulement un outil d'analyse de données, mais il intègre également des services de conseil pour interpréter les données et proposer des actions concrètes. Cette combinaison d'outil et de conseil est conçue pour répondre à des questions business précises, alors que Google Trends offre simplement des données brutes sans contextualisation ni recommandations.

    Les requêtes dans Google sont les meilleurs exemples de données "Big Quali" que j'ai pu identifier avec les reviews (avis utilisateurs sur les sites de e-commerce).

  • Search intelligence, l’analyse des requêtes à grande échelle

    🔍 La Search Intelligence pour Décrypter les Insights Consommateurs 🔍 C’est un superbe exemple de BigQuali

    La search intelligence est éclairante car les requêtes sont d’excellents révélateurs des insights :
    – En permettant de décrypter les intérêts, préoccupations, et questions émergentes.
    – En offrant une fenêtre sur ce que les gens désirent réellement savoir ou obtenir.

    Les requêtes de recherche sont un reflet des préoccupations et des besoins immédiats des utilisateurs. Contrairement aux interactions sur les réseaux sociaux, où les comportements peuvent être influencés par la perception publique, les recherches sur Internet sont privées et donnent un aperçu plus sincère des intentions réelles.

    L’écoute des recherches aide à prévoir les besoins des consommateurs avant qu’ils ne deviennent des tendances dominantes. Les entreprises peuvent ainsi ajuster leur stratégie de contenu, développer de nouveaux produits, ou améliorer les services existants en anticipation des demandes.

    La search intelligence se distingue par sa capacité à fournir des données extrêmement précises et comparables dans le temps. Elle permet d’analyser des données à un niveau très granulaire, souvent jusqu’au niveau du mot-clé individuel.

    Les données de recherche peuvent être analysées sur de longues périodes, ce qui permet de détecter des modèles saisonniers ou des réponses à des événements mondiaux. Les moteurs de recherche comme Google stockent des historiques de données qui permettent de comparer le volume et la nature des recherches à travers le temps.

    La search intelligence permet également de corréler les tendances de recherche avec des événements externes, comme des lancements de produits, des campagnes de communication, ou des changements réglementaires, offrant ainsi une vue d’ensemble de l’impact de ces événements sur le comportement public. Cette corrélation aide à comprendre non seulement le « quoi » mais aussi le « pourquoi » derrière les tendances de recherche.

    💡 Digital Value Insight, pionnier de la search intelligence, fusionne recherche et analyse de données à grande échelle avec l’IA : https://www.digitalvalue-insight.com/fr

    • Intégration Complète des Données de Recherche
      Digital Value Insight centralise les données de recherche provenant de divers moteurs tels que Google, Naver, Baidu, Yahoo, et Bing.
    • Utilisation de l’IA et de la Science des Données
      L’outil utilise l’IA pour classer plus de 750 000 mots-clés.
    • Insights Actionnables et Personnalisés
      Digital Value transforme ces données en insights clairs et actionnables.
    • Analyse de la Performance Digitale
      La plateforme analyse des intentions de recherche à cibler dans le SEO, le SEA, et le Shopping.
    • Rapports Insightful et Reviews Régulières
      Digital Value propose des revues trimestrielles avec des experts.
    • Expertise en Conseil Basé sur les Données
      Digital Value apporte une expertise approfondie dans l’interprétation des données pour le conseil stratégique
      SearchIntelligence ConsumerInsights
  • Exemple d’analyse big quali : les lieux de marque

    Alors que Louis Vuitton prépare son hôtel aux Champs Elysées et que sort le livre Store Impact sous la houlette d'Alexis~ de Prévoisin, voici le fruit d'un travail de recherche commandé par SoLocal et présenté au Hub Institute. Cette étude s'appuie sur l'analyse d'une centaine de lieux dont une cinquantaine que j'ai visité. C'est grâce à cette masse d'exemples que nous avons pu élaborer une analyse de la grammaire des lieux.

    Cette étude a donné lieu à un livre blanc accessible en pdf. et une présentation de 135 slides https://www.qualiquanti.fr/wp-content/uploads/2024/02/Panorama-lieux-de-marque1.pdf

    Depuis, il y a plein de nouveaux exemples mais les concepts sont toujours valables. Merci à Gérard Frédéric LENEPVEU de m'avoir permis de faire de multiples voyages en Europe pour explorer les innovations locales et visiter des lieux de marques exceptionnels.

    Le livre "Lieux de marque" met en avant des idées clés sur la réinvention de l'expérience client dans le commerce physique, en réponse à la concurrence numérique. Voici un résumé détaillé des points essentiels :

    1/ Stimulation des affects et des imaginaires : L'acte d'achat s'enrichit d'expériences émotionnelles et sensorielles, transformant le shopping en une activité de loisir et d'évasion, enrichie par l'esthétique et la convivialité.

    2/ Intégration de la dimension esthétique : Les lieux de marque doivent offrir une expérience sensorielle complète, tirant parti de leur environnement physique pour créer une expérience riche et immersive.

    3/ Développement d'univers culturels : Par des stratégies de métonymie (extension d'un univers existant) ou de métaphore (création de liens avec un univers différent), les marques enrichissent leur identité et créent des expériences mémorables.

    4/ Offrir une expérience mémorable : Les marques vendent désormais des souvenirs en plus de produits ou services, en créant des expériences marquantes qui influencent les décisions d'achat à long terme.

    5/ Thématisation pour donner du sens : Les lieux de marque réussissent en s'imposant une ligne directrice qui guide l'expérience client, en s'appropriant des espaces de sociabilité et en mettant en scène leur offre.

    6/ Dimension humaine : La relation humaine est cruciale pour fidéliser la clientèle, mettant l'accent sur la convivialité, la proximité, et la personnalisation de l'expérience.

    7/ Placer le client au centre : Dans les nouveaux espaces de marque, c'est le client qui est valorisé, à travers des interactions sociales enrichies et des expériences personnalisées.

    Conclusion – Le Retail Safari : Encourage les professionnels et particuliers à explorer ces lieux exceptionnels pour vivre des expériences mémorables, mettant l'accent sur l'importance du ressenti personnel et de l'évaluation subjective de l'expérience.

    Ce livre offre ainsi une vision approfondie sur comment les marques peuvent créer des lieux uniques qui captivent les clients par leur richesse sensorielle, culturelle, et émotionnelle, transformant l'acte d'achat en une aventure mémorable et significative.

     

  • Sortie du livre blanc sur « Comment l’IA transforme les études qualitatives? »

    Inscrivez-vous pour recevoir en pdf le livre blanc sur « IA & Études quali » qui sera publié avant fin janvier 2023. Voici le sommaire de cette contribution dans la droite ligne du livre Big Quali.

    Édito – L’intelligence artificielle au service d’un quali augmenté

    I. UNE MÉMOIRE GLOBALE ET LOCALE
    Accéder à une culture générale élargie
    Constituer un capital intellectuel de recherches

    II. LE TRAITEMENT DE DONNÉES À GRANDE ÉCHELLE
    Tirer parti de la retranscription automatique (speech-to-text)
    Exploiter plus de retours-consommateur
    Interagir avec la caméra vidéo
    Interagir via des agents conversationnels
    Analyser les données non structurées à grande échelle

    III. LE POTENTIEL DE CRÉATIVITÉ ET DE CONSEIL
    Générer une diversité de pistes de travail
    Démocratiser la création d’images

    Conclusion : Prendre en compte les limites de l’IA

    Pour aller plus loin avec Big Quali

    Bibliothèque d’outils IA

    (suite…)

  • Premier apercu du livre blanc sur l’IA


    « Comment l’IA transforme les études qualitatives » : c’est le thème du livre blanc que nous préparons. Pour illustrer ce projet, voici quelques images générées par Dall-e, dont une couverture avec des hallucinations. A côté, des illustrations de la puissance de l’IA sur la retranscription de la parole, la libération des expressions, la masse critique de témoignages, la multiplicité d’angles, l’intelligence créative et le quali à grande échelle (Big Quali).


    🧠 Le parti pris de ce livre blanc : montrer tout ce qu’on peut faire concrètement avec l’IA en quali : customiser un chat GPT, analyser les reviews d’Amazon & co, interviewer via un chatbot, se faire coacher sur la rédaction, synthétiser et traduire, illustrer des pistes… Nous allons vous montrer une série d’expérimentations. Likez ce post si vous voulez recevoir la première édition de cet opus.

    🔵 L’IA est une invitation au knowledge management et à la réexploitation des sources disponibles. On peut mixer l’expertise de l’institut avec la culture générale disponible. Ce cocktail génère des résultats précis et enrichis. Nous avons eu la bonne surprise de créer « BRAND SPIRIT » https://chat.openai.com/g/g-ErVv3Doer-brand-spirit une base de connaissances à partir des principaux livres et études publiques de QualiQuanti. Ce chatbot restitue et enrichit le concept de performativité. https://chat.openai.com/share/12d7360f-b9b7-4d1a-bfcc-c9b3bcfb556c

    🏙 Grâce à Noota, nous pratiquons la retranscription + synthèse automatique avec un grand bonheur. Voici l’enregistrement et la retranscription IA d’une conférence sur l’avenir de la santé.  Plus besoin de prendre de notes pour essayer de se rappeler d’une conférence ou d’un discours. L’enregistrement permet d’obtenir :
    –      La synthèse structurée (décomposition du contenu audio, répartition par topic)
    –      L’accès simultané et interconnecté au son et au texte : on passa facilement de la lecture à l’écoute
    –      Le résumé automatique avec les citations clés, les topics (résumés des différentes parties)

    🎈 L’application Creative Writing Coach https://chat.openai.com/g/g-lN1gKFnvL-creative-writing-coach est pertinente quand elle relit nos deux rapports d’étude réalisés pour le CNM en faisant des suggestions : https://chat.openai.com/share/64ee732c-8c0b-44bb-bd16-52888398d377 Le coach insiste sur les schémas et l’équilibre texte-image, les résumés intermédiaires avec points clés, la mise en avant de cas, la lisibilité au format numérique avec des éléments multimédias, l’actualisation et la mise à jour, la mise en avant des recommandations.

    Et encore tant de choses à explorer (sur les questions d’intérêt général concernant les marques, la communication et le retail qui sont au coeur des recherches de QualiQuanti)

  • Big Quali traduit en anglais avec en sous-titre « scaling qualitative research »

     

    In the age of Big Data and new technologies, every company has access to a mass of qualitative data – photos, videos, testimonials, etc. – that can be used to improve the quality of its communications.

    What is the value and economic interest of this qualitative data?
    How can we produce and exploit this material without drowning in it?

    Part of the answer lies in a new dimension of qualitative research: Big Qual. This approach goes beyond traditional qualitative research in several respects:

    – larger samples – forums, communities, social listening;

    – longer interrogation times – up to several weeks.

    – automated interactions enhanced by technology – software, sensors, smartphones, video, etc.;

    – expanded documentary databases.

    What are the keys to the success of Big Qual?

    • Produce quality data on a large scale, in cooperation with the public – provided you know how to stimulate them.
    • Analyzing this data with a human and cultural approach, when artificial intelligence is limited to identifying and classifying data.
    • Promoting ownership of the results through inspiring deliverables.

    The aim of this book is to use examples to illustrate the transformation of qualitative research via digital technology and to demonstrate its full potential. Shaking up traditional research approaches, Big Qual is an effective method that is accessible to everyone – marketing professionals as well as managers and decision-makers thinking about the future of their company and their brands – and within a limited time budget. 

    Daniel Bô, HEC and SciencesCom, CEO and founder of the QualiQuanti research institute, is a pioneer of online panels and qualitative and quantitative research. The author of blogs and white papers on research, he has published articles on brand content and brand culture with Dunod. With Big Qual, he offers an illustrated overview of digital methodologies and reflects on the power of qualitative research.

  • Le Big Quali pour explorer la performativité et comprendre le potentiel d’une marque ou d’un produit

     

    La richesse des études marketing tient à leur capacité à capter les axes de performativité actuels ou potentiels et à les restituer dans leur plénitude. Les verbatims, les photos et les vidéos sont précieux pour en rendre compte. Une étude sera vivante et inspirante si elle raconte et illustre ces moments clés.

    Le Big Quali, maximise l’analyse de la performativité en :
    –      permettant de collecter une masse de données qualitatives pour balayer une diversité de contextes et décrypter les leviers de performativité
    –      se donnant les moyens d’identifier des performeurs de la marque ou des concurrents mais aussi de comprendre ceux qui contre-performent
    –      passant du temps avec ceux qui performent pour comprendre toutes les facettes de leur performativité
    –      faisant réagir à un grand nombre de stimuli afin d’identifier ceux qui favorisent la performativité

    Ces audits de performativité sont un moyen essentiel pour identifier des solutions, comprendre l’essence du succès, ce qui va favoriser le passage à l’acte. C’est une garantie de pertinence pour produire des recommandations sûres et documentées, qui vont amener de la transformation.

    L’enjeux des études c’est d’entrer dans l’intimité des consommateurs pour traquer les ferments de performativité, les moments où les consommateurs adhèrent et jouent le jeu de la marque ou du produit.

    Cette adhésion passe par de multiples expressions : porter les couleurs de la marque, s’identifier à son égérie, adhérer à sa philosophie, s’en faire l’ambassadeur, réinventer ses propres usages en fonction de sa personnalité… Pour cultiver leur performativité, les marques doivent s’envisager comme des agents culturels, au travers d’un univers riche en symboles, en pratiques associées et en supports d’identification.

    La galerie Primania https://www.primark.com/fr-fr/primania est un espace où des consommateurs, qui ont acheté et performé un vêtement Primark, se montrent en photo avec leur look. C’est un lieu d’expression où chacun peut partager sa performativité, qui est contagieuse. Ressources symboliques, les marques participent d’une identité : la consommation est un terrain de jeux où s’exprime la singularité de chacun. Au même titre que le genre, l’âge, la nationalité, voire l’appartenance religieuse, l’adhésion à une marque peut devenir un modèle identitaire. “Qui suis-je ?“ : pour répondre à cette question, être reconnu socialement, l’individu doit prendre conscience des modèles auxquels il adhère. Ce choix revêt alors la forme d’une revendication, y compris en termes de consommation. Préférer telle marque à telle autre, c’est ressentir, consciemment ou non, la marque comme modèle culturel

    Chez QualiQuanti, notre posture de recherche autour de la performativité conduit à être pro-actif sur certains sujets de recherche, où nous percevons des richesses inexploitées. Cela nous amène à mettre en lumière de vrais enjeux et combattre des contre-vérités. L’insight, l’éclair de compréhension, est une composante de la démarche mais la performativité va plus loin en se resituant dans le parcours de l’individu complet.

    En créant en 2000 le panel TestConso.fr avec la signature « votre avis a de la valeur », l’idée était recueillir le trésor constitué par les expériences humaines. Nous avons souvent critiqué les questionnaires, qui instrumentalisent les consommateurs et les considèrent comme des machines à répondre. Idem pour les mesureurs, qui réduisent le vécu du public à quelques chiffres simplistes. Il faut privilégier l’ethnologie et l’analyse culturelle et relativiser ces approches bureaucratiques qui étouffent l’expression de la performativité.

    Merci à Raphael Lellouche qui, dès 2011, nous a initié au concept de performativité appliquée à la consommation et à Patrick Mathieu, qui en travaillant sur la singularité de QualiQuanti, nous a aidé à identifier notre modèle de succès. Pour en savoir plus sur la performativité, cliquez ci-dessous : https://www.qualiquanti.fr/wp-content/uploads/2023/07/performativite.pdf

  • L’analyse des mondes virtuels en Big Quali

     

    Bon exemple d’étude Big Quali, l’étude réalisée avec M6 Publicité sur les marques dans les mondes virtuels.

    Cette étude fut l’occasion d’analyser via un dispositif de veille, de sémiologie et d’étude consommateurs des dizaines de jeux de marque sur Roblox, Fortnite et Minecraft.

    Voici en une image le champ des possibles des marques dans les mondes virtuels.
    – Sur la partie gauche de l’image, on voit des avatars très réalistes comme celui d’Elon Musk tout en bas. Plus on monte, plus on va vers des représentations imaginaires comme l’avatar de Bjork en dessin animé.
    – Sur la partie gauche de l’image, sont représentés des lieux (monuments ou lieux de travail) reproduits de façon fidèle en bas. Dans le cadran en haut à droite, ce sont des lieux imaginaires présentés comme des îles ou des pays utopiques (Croco island sur Minecraft pour Lacoste, Wallmart Land sur Roblox).
    Au milieu, il y a les objets virtuels, troisième modalité de présence des marques en plus des avatars et des lieux.

  • Les livrables : diffuser des résultats vivants et inspirants

     

    Les livrables sont un point contact clé des instituts d’études. Voici le chapitre 10 du livre Big Quali consacré à cette question. J’y aborde notamment l’utilisation des photos et des vidéos tout au long d’une étude, l’intérêt des techniques journalistiques et de l’Ux éditorial, l’enregistrement vidéo des présentations en mode slideshare, les modalités de transmission des résultats, les workshops. En complément, voici un document sur « à quoi ressemblent nos livrables ? » : https://lnkd.in/eMK6tXaa

    Téléchargement Big Quali chap 10

    Exemple d’utilisation de la vidéo, le témoignage d’expert enregistré en mode slidecast. Avec le logiciel Loom, Betty Touzeau, https://www.loom.com/share/9e4a91f437ba42899a2f3d0214a2560a spécialiste du e-commerce chinois, a décrypté la page produit de Supor (groupe Seb) sur le site T-Mall en scrollant le site et en commentant au fur et à mesure. Elle passe en revue l’agencement des menus, le choix des influenceurs pour représenter les produits, les mots et visuels utilisés, etc. Pour un public occidental ne connaissant pas bien la culture chinoise, ce cheminement progressif est très éclairant. Les commanditaires apprécient de pouvoir revisionner ces séances d’analyse. 
    Autre exemple d’utilisation de la vidéo pour illustrer une étude, le safari retail  : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaU4MnGr46By2Y0xlAV8ODdc88OVHbN0b C’est le principe du retail store tour avec en plus les prises de vues. Cela demande de se déplacer pour filmer en captant la réalité au mieux afin de la restituer. Une technique d’enregistrement vidéo consiste à déam- buler in situ en marchant doucement pendant 1 à 2 minutes avec la caméra à hauteur d’homme. Nous avons utilisé régulièrement cette méthode pour l’étude sur les pop-up stores à la demande de Delphine Beer-Gabel. J’ai eu l’opportunité de filmer le pop-up store d’Havana Club au café A près de la Gare de l’Est en 2015, 2016 et 2017. La comparaison des évolutions est très instructive pour comprendre le potentiel de renouvellement d’un lieu éphémère. Merci à Emmanuel Duverrière et à Bertrand Mialet de m’avoir permis de vivre ces expériences successives. Cette étude a donné lieu à la publication de https://www.qualiquanti.com/wp-content/uploads/2019/03/Livre-Blanc-Pop-up-Store.pdf, une autre forme de livrable, le livre blanc.
  • Comment le Big Quali multiplie les angles de recherche ?

    Le Big Quali consiste à recueillir une grande quantité et diversité de données non structurées (photos, vidéos, retours d’expérience). Voyons l’utilité d’additionner différentes focales dans une étude.

    Dominique Desjeux, anthropologue, recommande de regarder la réalité avec des angles différents et de changer d’échelle d’observation. Il distingue les échelles :
    • macro-sociale des valeurs ;
    • méso-sociale des organisations ;
    • micro-sociale des acteurs sociaux en interaction ;
    • micro-individuelle du sujet et neurobiologique du cerveau.

    C’est parce que la réalité change en changeant d’échelle qu’il faut être mobile avec des méthodologies adaptées à chaque découpage. L’échelle macro est celles des grandes valeurs collectives et des clivages sociaux que l’on trouve dans les enquêtes quantitatives : classes, genres, générations et cultures ethniques, politiques ou religieuses.

    Par exemple, à l’échelle macro-sociale, l’obésité est corrélée avec la pauvreté. À l’échelle d’une famille pauvre, certains vont générer de l’obésité car c’est lié à leur système culinaire ou à l’interaction dans la famille. Selon l’échelle d’observation, l’analyste ne voit pas la même chose.

    Le Big Quali milite repose sur la production de données qualitatives à grande échelle avec une multiplicité de données issues de différentes focales. Cela passe par différents outils : veille à grande échelle, sémio-live, crowdsourcing, bases de données créatives, matrices de découverte, analyse historique, étude macro et micro, études longitudinales, observatoires, questions ouvertes, exploration créative, etc

    Pour une étude sur les marques et le vrac, nous avons utilisé plus d’une vingtaine de focales :
    –      L’état chimique, bactériologique, hydrométrique, visuel des denrées en vrac vendues en GMS (avec la question des mites alimentaires qui génèrent du gâchis l’été)
    –      L’histoire du vrac avec les bateaux (les vracquiers) et la tradition du vrac dans le transport maritime de colza, du charbon, du pétrole, les souks ou dans le domaine textile
    –      La prononciation du mot vrac et ses connotations
    –      La gestion par les fans de vrac de leurs placards et l’ensemble de leur logistique
    –      Le vrac comparé entre différents univers de produits (oléagineux, céréales, biscuits, mochis, macarons, chocolat, confiserie, thé, café, huile, vin, lessive, produits pour animaux, copeaux de bois, parfum, miel, etc)
    –      L’évolution des packagings de produits alimentaires avec des denrées vendues en vrac (ex : riz, oléagineux, mélanges de céréales, avoine, etc)
    –      La vente en vrac dans les autres pays occidentaux y compris chez Waitrose, Whole Foods avec des investigations en suède, Italie, Angleterre, USA, Espagne, etc
    –      Le vrac sur les marchés
    –      Le vrac dans le domaine des fruits & légumes, du fromage, de la viande et du poisson, qui évoluent vers de plus en plus d’emballage
    –      Les initiatives de marques dans le vrac dont Michel & Augustin, Bénénuts, Carambar, Carte Noire, Kellogg’s, Lutti, Panzani, Vichy
    –      Le vrac assisté dans le secteur des épices, du saumon, du thé, du chocolat
    –      Les alternatives au vrac avec les sachets proposant les mêmes produits déjà pesés et emballés à proximité des rayons vrac
    –      Les marques de vrac et la position des distributeurs par rapport aux marques artisanales et aux grandes marques
    –      La gestion des récipients pour transporter les produits en vrac (sachets kraft, bocaux, boites de transport, bouteilles, etc
    –      Les alternatives constituées par la consigne dans les différents domaines où le vrac est présent
    –      La communication des enseignes qui proposent du vrac
    –      Le prix de vente au kilo des produits en vrac par rapport aux produits emballés et la perception de ces prix
    –      Les manipulations des acheteurs qui achètent en vrac, du moment où ils pèsent la marchandise jusqu’à la consommation
    –      Les motivations (majoritairement idéologiques) des acheteurs de vrac
    –      Le vrac dans les circuits de proximité (magasins indépendants et chaînes type day by day)
    –      Le vrac du point de vue des commerçants qui ont développé cette activité
    –      La médiatisation du vrac avec différents reportages à la télévision
    –      La législation qui a été voté pour imposer le vrac dans les surfaces de plus de 400 m2
    –      Le vrac du point de vue des responsables de rayon, qui doivent gérer la démarque inconnue, les erreurs de pesée, les problèmes d’hygiène et d’abandon d’achat
    –      L’analyse statistique des gros consommateurs de vrac qui montre une corrélation avec le fait d’être bio, vegan, contre les produits transformés avec une préférence pour les marques artisanales
    –      L’utilisation des nouvelles technologies dans le vrac en Asie ou aux Etats-Unis

    Ce constat confirme l’intérêt d’une hybridation méthodologique. Il milite pour combiner données structurées et non structurées, collectif et individuel, zoom arrière sur le secteur et zoom avant sur le produit, observation et interrogation, sémiologie et ethnologie, consommateurs et experts avec une capacité à associer des compétences interdisciplinaires.

    Ce post suit https://lnkd.in/eAt9jWUn

    Voir la version Linkedin avec commentaires ci-après.

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  • Comment le Big Quali génère des insights ?


    L’approche Big Quali consiste à multiplier les données qualitatives :
    –      A partir d’une veille à grande échelle, qui est enrichie via des comparaisons, des panoramas ou explorations.
    –      En multipliant les interactions avec les consommateurs : questionnaires semi-ouverts, forums dans la durée, visio-conférences consistant à faire réagir à une multitude de stimuli

    Ce travail génère une galaxie de données composées d’exemples, de réactions, de retours d’expériences.

    A partir de cette multiplicité de données, le jeu consiste à identifier des tensions, des récurrences, des corrélations. Tout cela génère une multitude d’insights, ces éclairs de compréhension, sources de clarté et d’innovations inexploitées.

    Ces révélations sont générées en associant des cas, en identifiant des difficultés, en analysant des pépites. Seule une masse critique de données permet d’obtenir ces eureka effects, qui invitent à voir les choses différemment.

    Exemple : Qu’est-ce qu’un QR code performant ?

    Depuis quelques mois QualiQuanti explore les QR codes, constitue une veille internationale, observe les contextes de diffusion, analyse les pages d’atterrissage, fait réagir des consommateurs. Cela génère des centaines de résultats, dont vous aurez un tout premier aperçu au début de ce message de voeux : https://www.qualiquanti.fr/wp-content/uploads/2022/12/voeux-pour-2023-QualiQuanti.pdf

    Parmi les outils mis en place, une chaîne Youtube avec l’enregistrement vidéo des meilleures pages d’atterrissage, un observatoire des QR codes en presse, affichage, TV, packaging, PLV mais aussi dans l’espace public à Paris, Londres, New York, Rome, Shangaï, des comparaisons avec les codes barre ou les call to action, une analyse des formats de contenus.

    NB : L’insight vient de la théorie de la Gestalt. C’est l’Aha-Erlebniss, l’éclair de génie, l’Eureka Effect, où le sujet se met à voir les choses différemment. Un singe avec un tabouret se trouve dans une pièce, face à une banane qu’il ne peut pas saisir, accrochée au plafond. L’insight est le moment jubilatoire où le singe comprend qu’il doit placer le tabouret sous la banane et où il reconfigure l’espace pour attraper la banane. Cela conduit à l’Einsicht, traduit en anglais par Insight, qui signifie révélation.

     

    Voir ci-après la version Linkedin avec les commentaires.

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  • Ouvrir les études quantitatives, 7ème chapitre de Big Quali

    Les questions ouvertes sont très intéressantes pour motiver les répondants et expliciter les réponses. Elles stimulent la participation, la réflexion, la créativité du répondant. Elles suivent la progression en entonnoir du questionnaire en s’inspirant de l’entretien semi-directif. Pour obtenir des réponses riches, il faut alterner questions fermées et ouvertes et privilégier les formats panoramiques, qui donnent une vision complète. Le digital facilite la réponse aux questions ouvertes car c’est le répondant qui tape sa réponse. La réponse aux questions ouvertes sera encore plus naturelle avec la modalité de réponse audio associée au speech-to-text.

    L’ouverture des questions présente des avantages sur le plan du contenu de l’interrogation et sur le plan ergonomique. Voici un exemple utilisé pour valider un projet de vidéo de la Macif, dont les résultats sont détaillés en fin d’article.

    https://asptest.sphinxonline.net/surveyserver/s/test6/testcamcach0521/questionnaire1.htm

    L’ouverture du questionnaire permet surtout une meilleure investigation et une collecte de données plus fine. Jean Moscarola dans son article intitulé « Les actes de langage. Protocole d’enquêtes et analyse des données textuelles[1] » montre qu’une question très structurée comme la mesure de satisfaction sur une échelle donne une impression de précision en partie illusoire. Ce type de questions systématiques (échelles, items,…) impose à l’interviewé de se situer au sein du cadre de référence de l’enquêteur. Ces questions semblent objectives alors qu’elles subissent une part de subjectivité. Pour améliorer la fiabilité des interprétations et éclairer les résultats quantitatifs, une solution consiste à combiner avec les questions fermées des questions ouvertes.

    Pour une question aussi périlleuse qu’une mesure d’intention d’achat, le recours à une double question ouverte sur “ce qui incite / n’incite pas à acheter” s’avère extrêmement utile. Cet approfondissement permet d’expliciter ce que l’interviewé a en tête au moment où il se situe sur l’échelle d’intention d’achat. Une campagne de publicité peut plaire à travers une question fermée très positive mais pour des raisons incompatibles avec la stratégie de la marque. Ces raisons sont décelables seulement grâce à l’exploitation de questions ouvertes. Une campagne de publicité rejetée dans une question quantitative peut être optimisée grâce aux enseignements de la partie qualitative. A contrario, dans les études strictement quantitatives, les résultats chiffrés non éclairés sont parfois risqués à interpréter.

    Pour lire l’article complet sur Linkedin.

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  • Exploration Big Quali du brand content


     

    Le brand content a fait partie des sujets, que nous avons exploré à grande échelle : veille de plusieurs centaines de cas, analyse sémiologique sur deux jours, test de nombreux exemples, recherche documentaire.

    Fin 2022, les rapports d’étude publiés en 2007 ont été rendus publics.

    Le rapport principal de l’étude en souscription qui a généré le premier livre en France sur le brand content.

    Le rapport annexe de l’étude en souscription avec une série de cas.

     

  • L’exploration documentaire, 4ème chapitre de Big Quali

    La recherche documentaire est un pilier des études qualitatives. Voici le chapitre que je consacre à ce sujet dans le livre Big Quali.
    Analyse des différentes expressions de la marque, veille concurrentielle (benchmark), vécu consommateurs en images (UGC, crowdsourcing), reportage photo et vidéo, social listening, ouvrages et études de référence, c’est toute cette matière qui a vocation à alimenter l’analyse et le planning stratégique, à illustrer et documenter le rapport d’étude.
    C’est un domaine où la masse de données disponibles a fortement augmenté en quantité et en qualité ces dix dernières années. Comment l’exploiter sans se noyer ?

     

    https://lnkd.in/emJZs-WW

  • L’anthropologue Dominique Desjeux explique l’importance de multiplier les points de vue sur une recherche

    Le Big Quali se justifie par la nécessité d'aborder tout sujet d'étude à différents niveaux : géographique, historique, sociologique, psychologique, pratique, micro-biologique, symbolique, économique, du point de vue des jeux des acteurs, etc . Voir également ce texte de 98 avec un exemple sur la santé : https://consommations-et-societes.fr/wp-content/uploads/2017/08/1998-SHS-ECHELLE-CONSOMMATION.pdf

  • Podcast de MR News sur Big Quali

    Bienvenus aux lecteurs de MR News sur le blog Big Quali.

    Voici le lien pour accéder à l’échange avec Thierry Semblat.

    Durée 13.34.

    Voir également le slidecast QualiQuanti en 5 minutes.

     

     

  • Quatre approches analytiques dans la méthode breadth-and-depth : déduction, induction, abduction et rétroduction


    Déduction

    Dans le modèle déductif, les chercheurs partent d’une théorie existante et l’utilisent comme cadre analytique pour interpréter les données d’un champ spécifique. Le raisonnement suit une logique du général vers le spécifique :

    • La théorie sert de grille d’analyse.
    • Les données sont examinées sous l’angle de cette théorie.
    • L’objectif est de confirmer ou réfuter la théorie en fonction des résultats empiriques.

    Par exemple, en étudiant les changements dans les vocabulaires et pratiques de l’intimité et du soin selon l’âge et le genre, une approche déductive stricte pourrait partir de l’hypothèse que les pratiques entre hommes et femmes convergent au fil du temps. L’analyse chercherait donc des preuves empiriques confirmant ou infirmant cette convergence.

    Dans la méthode breadth-and-depth, l’approche déductive se traduirait ainsi :

    1. Étape 1 : Sélection des ensembles de données archivées en fonction de leur capacité à tester une hypothèse théorique.
    2. Étape 2 : Recherche de mots-clés et de thèmes prédéfinis liés à la théorie appliquée.
    3. Étape 3 : Sélection et analyse des extraits de texte qui illustrent comment la théorie s’applique aux données.
    4. Étape 4 : Analyse approfondie des cas qui permettent de valider (ou non) la théorie.

    Une approche déductive stricte suivrait ces étapes de manière linéaire. Cependant, si l’étape 2 montre que les données ne sont pas adaptées à la théorie testée, il peut être nécessaire de revenir à l’étape 1 pour ajuster le corpus.


    Induction

    Dans une approche inductive, les chercheurs s’appuient sur les données pour faire émerger des concepts et théories. La logique suit le chemin du spécifique vers le général :

    • L’analyse commence avec une ouverture maximale aux données.
    • Des régularités et motifs émergent progressivement.
    • Une théorisation est développée à partir des tendances observées.

    Dans l’exemple des pratiques d’intimité et de soin, une approche inductive stricte éviterait toute hypothèse préalable et chercherait à découvrir des tendances sans supposition sur les changements de genre et d’âge.

    Avec la méthode breadth-and-depth, l’induction fonctionnerait ainsi :

    1. Étape 1 : Sélection des données selon leur pertinence générale pour le sujet d’étude.
    2. Étape 2 : Identification des mots-clés et thèmes émergents à partir de l’analyse computationnelle, sans cadre théorique prédéfini.
    3. Étape 3 : Analyse des extraits pour explorer les régularités et tendances observées.
    4. Étape 4 : Analyse approfondie des cas qui semblent révéler des dynamiques sociales inédites.

    L’induction implique souvent un processus itératif, où les chercheurs retournent aux étapes précédentes pour affiner leurs catégories analytiques.


    Abduction

    L’abduction est une approche exploratoire qui vise à :

    • Identifier des anomalies ou des écarts inattendus dans les données.
    • Construire une explication plausible en combinant plusieurs théories.

    Elle fonctionne selon une logique de l’inattendu :

    1. On identifie un phénomène surprenant dans les données.
    2. On mobilise différentes théories pour proposer une explication originale.
    3. On revient aux données pour affiner cette explication.

    Dans notre exemple des vocabularies et pratiques de l’intimité et du soin, une approche abductive pourrait s’interroger sur un phénomène inattendu, comme une forte persistance des rôles genrés chez les jeunes générations, alors que les théories existantes prédisent plutôt une convergence.

    Avec la méthode breadth-and-depth, l’abduction s’appliquerait ainsi :

    1. Étape 1 : Sélection des ensembles de données contenant des éléments susceptibles de révéler des phénomènes inhabituels.
    2. Étape 2 : Cartographie des thèmes, en cherchant activement des irrégularités ou des surprises dans les données.
    3. Étape 3 : Analyse des extraits montrant des incohérences avec les théories dominantes.
    4. Étape 4 : Étude détaillée des cas permettant de formuler une nouvelle théorie ou de combiner plusieurs cadres existants.

    L’abduction repose sur un processus dynamique, qui implique souvent des allers-retours constants entre théorie et données.


    La rétroduction : une combinaison des logiques analytiques

    En réalité, la plupart des recherches qualitatives ne suivent pas strictement une seule logique. Les chercheurs adoptent souvent une approche flexible, qui combine :

    • Déduction pour tester des hypothèses.
    • Induction pour identifier des tendances émergentes.
    • Abduction pour explorer des phénomènes inattendus.

    Cette démarche rétroductive implique des ajustements constants :

    • On peut commencer par une approche inductive pour explorer les données.
    • Puis utiliser la déduction pour tester une hypothèse émergente.
    • Enfin, appliquer l’abduction pour expliquer des anomalies.

    Dans la méthode breadth-and-depth, la rétroduction permet :

    1. D’ajuster les critères de sélection des données (étape 1).
    2. De tester plusieurs stratégies d’analyse thématique (étape 2).
    3. D’explorer les données sous différents angles (étapes 3 et 4).

    Notre propre travail avec la méthode breadth-and-depth suit souvent une logique rétroductive, en combinant différentes approches selon les besoins analytiques (Edwards et al., 2019).